Cocoeur

Au commencement il y avait ces mots….

Mon cœur.

J’admire et plains mon coeur car il est encore plus actif que moi.

Il ne sait pas s’arrêter. Il me fait penser au cheval qui s’endort debout ou au poisson qui nage en dormant pour leurrer ses prédateurs.

Pourquoi le cœur qui est un muscle lui aussi ne se contente pas de faire le travail d’une cuisse ? Qui de nous deux stresse l’autre ? C’est comme pour une angoisse. Qui de la tachycardie ou de la pensée a commencé ? Du coeur ou de la peur ? Du corps ou de l’esprit ?

Comment retranscrire la parole d’un cœur ? Être le traducteur de son propre cœur ?

C’est par la danse que les deux interprètes-chorégraphes vont tenter de répondre.

Que vont-ils faire entre deux battements de cœur ? Vont-ils faire le maximum ? Vont-ils prendre leur temps ? Vont-ils refuser de subir ? Cette contrainte pourrait être la toile de fond sur laquelle se construit la pièce. Envisager aussi par capteur, stéthoscope, d’utiliser leurs propres battements cardiaques comme base rythmique. Et ainsi explorer la vie et la danse à travers le cœur de l’autre.

Il s’agit ici de travailler à partir d’improvisations de danse et danse/théâtre sur le désir profond et l’urgence de parler au nom du cœur, de le représenter.

Fureur de battre.